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EXPOSITIONS

Musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse

Chapelle des Carmélites

Centre culturel Bellegarde

A la fois rempart et outil de projection de soi face au monde, l’habit, ou le costume, s’inscrit dans une dynamique paradoxale : d’une part, en préservant l’intégrité physique et morale des individus face aux dangers extérieurs ; d’autre part, en étant l’instrument privilégié de l’affirmation de l’identité et de l’appartenance à un groupe. Jouant un rôle politique, il permet, par association d’éléments, de situer l’individu en société, à la croisée de l’individuel et du collectif.

Quelles sont les fonctions de l’habit et du costume de nos jours ? Comment orientent-ils notre rapport au monde extérieur, entre défense de notre intégrité et affirmation d’une identité ? Sont-ils toujours vecteurs d’organisation sociale ? Si les pistes de réflexion sont nombreuses, chaque artiste apportera sa propre interprétation de la problématique qui animera l’édition 2016 du festival.

Anthoni DOMINGUEZ
Commissaire d’exposition

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Isabelle Barruol

Isabelle Barruol développe une approche expérimentale de la peinture comme de la photographie, renouvelant constamment sa pratique au travers de séries qui la placent face à de nouvelles problématiques. Qu’il s’agisse d’une exploration de l’espace, par le biais d’installations, comme du toucher de motifs végétaux avec sa série Empreintes, elle garde toujours un lien avec la nature, passant volontiers de l’espace de l’atelier à l’espace extérieur.
http://isabellebarruol.fr

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Karine Bonneval

Artiste pluridisciplinaire développant un travail à la croisée de la sculpture, de la vidéo et de l’installation, Karine Bonneval s’intéresse aux relations paradoxales que l’humain entretient avec la Nature, la domestiquant de manière détachée alors qu’il en fait paradoxalement partie intégrante. Attachée aux notions de territoire, d’hybridation ou encore d’exotisme, elle livre une œuvre à la fois poétique et malicieuse, empreinte d’un fort potentiel (auto)critique.
http://www.karinebonneval.com

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Emma Cottreel

Influencée par les travaux du mouvement Support/Surface, et peut-être plus particulièrement ceux de Daniel Dezeuze, Emma Cottreel s’intéresse tout d’abord à la toile, qu’elle découpe et lacère, avant de la reconstituer à l’aide de fil à coudre ou de techniques de tricot. Nourrissant depuis peu un intérêt tout particulier pour la haute couture, elle développe un travail de recherche autour de la robe en conjuguant matériaux et techniques
inattendus.
http://emmacottreel.wixsite.com/artem-a

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Clara Denidet

Attentive aux objets qui nous entourent et aux charges sociologiques, comportementales, sensibles qu’ils véhiculent, Clara Denidet puise son inspiration dans notre quotidien. Observant des comportements, des arts de vivre et des manières de produire, l’artiste introduit dans ses objets-sculptures des significations nouvelles par déviation, détournement, réagencement : chaque oeuvre introduit de nouveaux usages de ces objets issus du quotidiens, de nouveaux rites et en appellent ainsi à l’imaginaire du regardeur.
http://www.claradenidet.com

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Monique Deyres

Liée au musée Saint-Raymond par une passion familiale pour l’archéologie, Monique Deyres expose In memoria, installation évolutive qui se compose de « briques de mémoire. » Ces dernières, réalisées à partir de vêtements issus de plusieurs générations, retracent l’histoire de sa famille. Découpant chaque brique dans un habit, elle débite ensuite l’excédent afin de s’en servir comme garniture (et regroupe parfois des vêtements ayant appartenu à des personnes qui, par exemple, ne se parlent plus.)
http://www.monique-deyres.fr

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Charles Fréger

“Chaque année, dans toute l’Europe, de la France à la Bulgarie, de la Finlande à la Sardaigne, du Portugal à la Grèce en passant par la Suisse et l’Allemagne, des hommes, le temps d’une mascarade multiséculaire, entrent littéralement dans la peau du « sauvage ». Les portraits photographiques d’hommes sauvages de Charles Fréger
subliment cette suspension provisoire de la normalité qu’est la mascarade et révèlent une tradition méconnue d’une étonnante richesse.”

Robert Mcliam Wilson, Extrait de la présentation du livre “Wilder Mann ou la figure du sauvage” de Charles Fréger aux Éditions Thames & Hudson

http://www.charlesfreger.com

Photo : F.Talairach

Chantal Fochesato

La styliste/plasticienne présentera un défilé exclusif de manteaux sur une création sonore de Jacky Mérit dans le cadre exceptionnel de la chapelle des Carmélites.
“Sous l’apparente séduction et fragilité des oeuvres au “fil” de Chantal Fochesato, le trouble gagne jusqu’au vertige parfois pour peu qu’on y regarde de plus près. Des dessins bordés/cousus sur papier de soie, portraits ou autoportraits, traces retournées du temps, mémoires ou disparitions de corps inventés; une collection improbable de manteaux, carapaces de l’apparence, qui ne protègent guère plus des travers de nos corps, de nos esprits, de nos sociétés ; une étrange galerie de la “renommée” macabre et joyeuse comme des calaveras, souvenirs de contacts aussi courts qu’infructueux sur un site de rencontres ; d’hallucinants vêtements pour enfants… Les oeuvres de Chantal Fochesato disent avec subtilité et rudesse combien les parures de l’innocence, de la séduction, de la délicatesse interrogent les fêlures de l’existence, la difficulté de l’être ou la violence et les paradoxes de notre système de valeurs bien-pensant.”
Brigit Meunier Bosch, commissaire de l’exposition Tout est calme…ou presque. à la Fondation Espace Ecureuil (2010)

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Amandine Facquer & Javabe

Artiste pluridisciplinaire belge, Javabe (Jan van Bergen) a notamment oeuvré comme photographe de reproduction pour plusieurs artistes belges, tout en explorant une multiplicité de médiums.
Dessinatrice ayant étudié la peinture et la sculpture, Amandine Facquer est une artiste française qui nourrit un intérêt particulier pour le végétal et le minéral. Leur collaboration donne à voir à un travail à la croisée de
nombreuses pratiques artistiques. En exposant un tas d’habits sous lequel seraient ensevelis des ouvriers les fabricant, les deux artistes interpellent le spectateur sur le vêtement comme reflet socio-économique d’une
époque.
http://www.amandinefacquer.portfoliobox.net

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Rémi Groussin

Pour la Chapelle des Carmélites, Rémi Groussin a imaginé une exposition pensée comme une absente. En écho à l’histoire d’un certain retable disparu bien avant la réfection de la chapelle, l’installation met en exergue le conditionnement comme ultime trace de ce qui n’est plus. Assumant la forme sculpturale de ces modules de transports énigmatiques faisant sensiblement penser à des boites d’escamotage, l’installation met en scène un temps suspendu entre montage et décrochage d’exposition.

Création in situ soutenue par le mécénat de l’entreprise M Technologie
http://remigroussin.com

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Claire Mahieu & Marie-Claire Laffaire

Initiant une collaboration inédite à l’occasion de leur rencontre en 2013, Marie-Claire Laffaire – dessinatrice – et Claire Mathieu (a.k.a. Mamaroots) – styliste modéliste – développent des propositions à la croisée des arts visuels et de la création textile. Témoignant d’un intérêt particulier pour le registre du portrait, les créatrices toulousaines
évoquent ici le mythe de Pénélope qui, attendant le retour d’Ulysse, présumé mort, aurait éconduit ses prétendants en tissant un voile défait chaque soir, promettant de se remarier une fois ce dernier achevé.
http://aimssiedessine.blogspot.fr

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Danaé Monseigny

S’intéressant à l’uniformisation du monde et au vêtement comme élément d’affirmation identitaire, Danaé Monseigny compose une oeuvre au sein de laquelle dessin, vidéo, installation et volume évoquent la présence au travers de l’absence. Mettant en scène le corps humain en favorisant l’usage de symboles archaïques et universels, l’artiste place le regardeur dans une position qui oscille entre attirance et gêne.

http://www.danaemonseigny.com

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Miadana Randriamorasata

Infographiste, illustratrice, décoratrice, performeuse ou encore plasticienne, Miadana Randriamorasata multiplie les champs d’intervention. S’intéressant tout particulièrement à la relation de l’individualité à la collectivité, l’artiste franco-malgache a décidé, pour Jardins Synthétiques, de quitter la surface du papier et de l’écran pour ajouter une dimension à ses réflexions et s’attaquer au volume. Son oeuvre Surface se présente sous la forme d’un bras de plâtre immaculé tentant désespérément de s’extraire d’une flaque de vêtements blancs.

http://miadana.tumblr.com

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Lou Roy

Au travers du dessin, mais aussi de techniques textiles telles que la dentelle ou la tapisserie, Lou Roy évoque le corps et tente de le restituer de manière graphique, en développant une écriture organique. La fragilité, qui est au cœur de son travail, s’exprime tant au cœur de ses sujets qu’au travers des pratiques qu’elle met en œuvre, pratiques exigeant à la fois rigueur et minutie.

Création in situ soutenue par le mécénat de l’entreprise Valentin Opticien
http://louroy.tumblr.com